Édito

Durs à cuire.

La nourriture, ça se mange. Mais hors de l’assiette, elle se jette, se rebelle, se conserve, s’oublie. C’est une arme de protestation, à l’image des 140 000 oeufs éclatés sur le bitume ou de celle d’un homme qui s’affame volontairement. Les politiciens en mal d’arguments en raffolent : Chabichou, pain au chocolat et hallal ont fait le sel de leur campagne de séduction.

La bouffe peut aussi se faire draguer par l’homme décidé à conquérir la cuisine, nouveau lieu de la virilité. Elle est la nouvelle arène populiste de la télévision. Tandis que les militants végétariens hurlent devant le Meurice ; que les détenus religieux subissent le contenu de leur plateau repas (pas raccord avec leur croyance) ; ou encore que les étudiants fauchés, eux, cherchent des parades pour se nourrir en gardant la tête haute.

La nourriture est évidemment une zone de luttes, de conflits, de batailles. Nous avons ainsi tenté d’alimenter le débat : à raison de deux portions par jour, et ce pendant une semaine.

Bonne dégustation.

L’équipe de Plat de Résistance.

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